lundi 18 avril 2011

Pistes d'intervention : TOC

Voici des pistes d'intervention suggérées par la revue Vie Pédagogique.

  • Renforcer les comportements appropriés
  •  Appliquer les techniques comportementales suggérer par la psychologue scolaire.
  • Ne pas lui mettre de pression, éviter la compétition et le stress inutile.
  • Veiller à ce que l’enfant n’effectue pas ses rituels afin qu’il se concentre sur ses apprentissages.
  • Il est recommandé de ne pas donner de devoirs à faire à la maison. Il vaut mieux aussi éviter de donner des exercices qui sont longs à compléter, car l’enfant ayant un TOC se sent souvent obligé de remettre un travail parfait et il reprend donc sans cesse la tâche.
  • Signer un contrat dans lequel l’enfant s’engage à effectuer la tâche demandée dans un laps de temps raisonnable et l’enseignant convient des délais acceptés. Une minuterie peut aussi aider l’enfant à planifier correctement son temps
  • Être à l’écoute des besoins de l’enfant et de l’expression de ses émotions.
  • Favoriser le travail de groupe coopératif pour faciliter son intégration,
  • Favoriser les échanges avec les pairs, diminuer la compétitivité et réduire la possibilité de réaliser des rituels. Laisser un peu plus de temps à cet enfant qu’aux autres ou d’opter pour d’autres formes d’évaluation (ex : le portfolio).
  • Faire les examens  oralement ou que les réponses soient enregistrées à l’aide d’un magnétophone. Ce type d’évaluation aide à diminuer l’anxiété de l’élève.
  •  Être attentif aux modifications (positives ou négatives) du comportement de l’enfant. Elles sont souvent dues aux interventions médicales ou comportementales mises en place. Des changements dans l’environnement d’apprentissage peuvent alors s’imposer.
  • Planifier des séances de relaxation en groupe.

dimanche 17 avril 2011

LES TROUBLES ENVAHISSANTS DU DÉVELOPPEMENT

Définition :

Les troubles envahissants du développement sont des troubles neurobiologiques qui altèrent le développement des personnes qui en sont atteintes, en entraînant des
difficultés concernant les relations sociales, la communication et le comportement. Ces difficultés sont plus ou moins grandes, dépendamment du trouble spécifique de l’élève.


Pour en savoir plus :


L'autisme

Définition :

L’autisme est un trouble envahissant du développement se caractérisant par des difficultés à établir des relations sociales et à communiquer verbalement et non-verbalement (40% des autistes ne parlent pas du tout). Les autistes ont souvent des comportements répétitifs et des intérêts limités. Ils ont une rigidité au changement et peuvent paniquer si on modifie leur routine. Ils réagissent anormalement aux stimulations sensorielles (liées au toucher, à l’ouïe, à la vue, à l’odorat et au goût) et ont parfois un quotient intellectuel légèrement inférieur à la moyenne.


Caractéristiques de ces personnes sur le plan de l’apprentissage :
  • Difficulté à s’exprimer (verbalement, non-verbalement et à l’écrit)
  • Difficulté à comprendre le langage verbal et non-verbal (gestes, mimiques, etc.)
  • Difficulté à raisonner et à comprendre des concepts abstraits
  • Lenteur pour traiter l’information
  • Lenteur pour l’exécution des tâches intellectuelles et de motricité
  • Faible temps de concentration et d’attention
  • Pour la plupart, excellente capacité à mémoriser (mais sans nécessairement comprendre)

Pour en savoir plus :





Pistes d’intervention : autisme

  • Adapter les situations d’apprentissage (raccourcir la tâche, la décomposer en plusieurs étapes, laisser plus de temps, etc.)
  • Faire réaliser les apprentissages à partir d’activités concrètes et tangibles
  • Utiliser du matériel visuel pour soutenir notre enseignement
  • Utiliser des pictogrammes pour donner du sens aux mots et aux consignes
  • Faire des démonstrations et du modelage pour faciliter la compréhension
  • Limiter les stimuli lorsque l’enfant doit être attentif
  • Formuler des directives simples et précises
  • Offrir de la stabilité à l’élève (routines, constance dans les consignes, horaire, etc.) et lui donner du temps pour s’adapter aux changements
  • Travailler sur le développement d’habiletés sociales et sur le sentiment d’appartenance au groupe
  • Favoriser l’estime personnelle et la confiance en soi

Pour en savoir plus :





Le syndrome d'Asperger

Définition :

Le syndrome d’Asperger est un trouble envahissant du développement et est le plus évolué sur le continuum de l’autisme. Cela signifie que les élèves atteints de ce trouble présentent des difficultés sur le plan de la communication, des relations sociales et du comportement, mais de façon moins marquée que les autistes. Ces personnes ont habituellement une intelligence égale ou supérieure à la moyenne et acquièrent la parole normalement, sauf qu’ils ont d’importants problèmes de communication car ils n’ont que peu d’habiletés sociales.

Caractéristiques de ces personnes sur le plan de l’apprentissage :

Les caractéristiques de ces élèves au plan de l’apprentissage sont sensiblement les mêmes que celles des élèves atteints de l’autisme, mais sont moins prononcées.

Pour en savoir plus :




Pistes d’interventions pour l’inclusion de ces élèves :

Les pistes d’intervention pour leur inclusion en classe sont relativement les mêmes que pour les élèves atteints de l’autisme, tout en tenant compte des besoins particuliers de chaque enfant.

Pour en savoir plus :

Comportement.net

Alberta Education

samedi 16 avril 2011

LES HANDICAPS ET LES DÉFICIENCES PHYSIQUES ET INTELLECTUELLES

Définition d’handicap physique :

Le terme handicap signifie toute limitation d’activité d’un individu avec son environnement. Cette restriction de participation à la vie en société peut être provoquée par une déficience (atteinte du corps) qui provoque une incapacité (difficulté à réaliser les actes de la vie courante), permanente ou non, qui engendre un stress et des difficultés morales, sociales, intellectuelles et/ou physiques. Les handicaps physiques sont parmi les plus faciles à identifier, car ils sont les plus visibles. Les personnes atteintes d’un handicap physique devraient avoir un milieu de vie adapté à leurs besoins.


Définition de déficience intellectuelle :
La déficience intellectuelle est un retard ou une faiblesse dans le développement cognitif par rapport aux autres personnes du même âge qui se traduit par un quotient intellectuel inférieur à la moyenne, accompagné de difficultés d’adaptation. Les personnes atteintes de déficience intellectuelle le sont de façon permanente et leurs capacités intellectuelles sont limitées, ce qui rend l’apprentissage plus difficile.


Démarche générale d'inclusion de ces élèves
Première étape : L’analyse des besoins de l’enfant
Demande un partenariat entre la famille, l’école et l’enseignant.
Inscription de l’élève.
Mobilisation et mise en place de l’accompagnement nécessaire pendant toute la période d’instruction au dossier.
Évaluation de l’équipe école.
Analyse des besoins de l’enfant et élaboration du plan d’intervention adapté.
Deuxième étape : Plan d’intervention
Adaptation du matériel scolaire
Accompagnement de qualité par les différents intervenants
Troisième étape : Suivi et ajustements
L’enseignant et les intervenants doivent veiller à la continuité et à la cohérence du projet mis en place pour l’enfant.

Le syndrome de Gilles de la Tourette

Définition :

C’est un trouble neurologique caractérisé par des tics (des mouvements involontaires, rapides et soudains ou des expressions de sons, qui se produisent de façon répétée et stéréotypée).


Pour en savoir plus :

Explication de ce syndrome et liens vers d’autres sites d’informations comme des associations et des forums de discussions. Il y a aussi des explications concernant d’autres maladies. Francoeur, S. (1999). À la découverte de nos enfants extraordinaires.

Pistes d'intervention : syndrome de Gilles de la Tourette

Pistes d’intervention :
  • Prévoir un local ou un endroit de retrait afin qu’il puisse extérioriser ses tics et son impulsivité.
  • Donner plus de temps à l’élève pour exécuter une tâche.
  • Sur le plan du langage : permettre à l’enfant de répéter les étapes à voix basse.
  • Pour la relecture : Lui fournir un « cornet » de téléphone lui permettant de s’entendre directement, sans bruits ambiants, pendant sa lecture. Cela lui permettra de mieux décoder ce qu’il entend.
  • Permettre à l’enfant d’utiliser un logiciel de traitement de texte afin qu’il se concentre davantage sur ce qu’il écrit plutôt que sur sa calligraphie.
  • Utiliser des pictogrammes et des schémas pour aider à sa compréhension.
  • Utiliser le logiciel Freemind pour l’organisation de ses idées.
Quelques pistes d’intervention pour les enfants ayant ce trouble et présentant des problèmes de socialisation: Lussier F. (A.I.). Comment gérer les problèmes de socialisation dans le SGT

Site conçu pour aider les enseignants : Association Française pour le Syndrome de Gilles de la Tourette (A.I.). L’élève et le Syndrome de Gilles de la Tourette

Le syndrome du X fragile

Définition :
Les personnes atteintes des ce handicap peuvent vivre plusieurs difficultés telles que :
  • Une hypersensibilité aux stimuli visuels, auditifs, tactiles et olfactifs.
  • Des difficultés de planification et de réalisation de séquences motrices.
  • Des difficultés attentionnelles, de l’hyperactivité et de l’impulsivité.
  • Des difficultés à effectuer les transitions physiques.
  • Des difficultés dans les interactions sociales et de communication.
  • Des déficits cognitifs allant des troubles d’apprentissage à la déficience intellectuelle légère.

Pour en savoir plus :

Pistes d'intervention : syndrome du X fragile

Pistes d'intervention

Hagerman R.J. et Silverman A.C. ont effectué des recherches afin de trouver des interventions adaptées aux différents comportements des enfants atteints de ce handicap. Les résultats de leurs recherches sont présentées ci-dessous.


Zones de déficit et comportements/manifestations
Stratégies d’intervention
Une désorganisation dans les SYSTÈMES SENSORIELS de base…
Système tactile
Hypersensibilité pour le toucher
                • Pressions profondes
                • Pressions articulaires
                • Vibrations
                • Techniques de " brushing "

Système vestibulaire-proprioceptif
• Peur des hauteurs, peur de ne pas toucher au sol
• Mouvements stéréotypés
• Faible contrôle postural & équilibre
• Postures anti-gravitaires déficitaires

• Activités qui demandent à l’enfant de soulever ou de pousser des charges.
• Introduction graduelle de mouvements rythmés avec des activités tactiles et de mise en charge.
Système auditif
• Aversion ou sensibilité aux sons

• Musique relaxante.
• Écouteurs pour étouffer les bruits ambiants

Système visuo-spatial
• Fascination pour des stimuli visuels " primitifs "
• Distractibilité visuelle
• Faible orientation spatiale

• Expérimenter le mouvement "à travers", "autour", "au-dessus" des objets
• Combiner une attention visuelle soutenue à des inputs tactiles et vestibulaires-proprioceptifs

Plusieurs des stratégies présentées ici réfèrent à des techniques employées par les ergothérapeutes lors de thérapies d’intégration neuro-sensorielle

Planification motrice et réalisation de séquences motrices
• Lacune au niveau de la flexion du tronc
• Lacunes au niveau de la rotation du tronc
• Lacunes de croisement de la ligne médiane
• Faible orientation gauche-droite
• Dyspraxie orale et verbale
• Débit rapide

• Levée, déplacement de poids
• Mise en charge et mouvements combinés à des activités exigeant des flexions et rotations du tronc
• Musique (chants), rimes, poèmes, comptines ; parole lente et chuchotée

Jeu d'interaction sociale
• Agression ou isolement
• Réponses motrices stéréotypées
• Faible contact visuel
• Difficulté avec les transitions

• Activités calmantes (rouler l’enfant dans une couverture,..)
• Utilisation du langage pour préparer les transitions futures
• Utilisation de musiques pour signaler les transitions

Habiletés d'attention-concentration, disponibilité aux apprentissages
• Hypersensibilité aux inputs sensoriels
• Incapacité à prêter attention à un sens spécifique, à discriminer

• Techniques de relaxation, de concentration.
• Utilisation des intérêts lors de l'enseignement

Déficits de mémoire auditive
• Activités de développement de la mémoire auditive et des séquences
• Consignes courtes et simples
• Plusieurs séances courtes plutôt qu'une longue
• Diminution des distractions auditives et visuelles

Parole et langage
• Déficits pragmatiques (réponses non reliées à la question, discours tangentiel, persévérations, faible maintien du sujet, faible contact visuel, gestes/mimiques exagérés, mouvements d'acquiescement répétitifs, etc.)

• Fournir un modèle adéquat
• Modeler et faire des expansions pour les phrases désirées
• Fournir des occasions d'interactions communicatives naturelles centrées sur l'enfant

Apprentissages
• Usage des techniques mentionnées précédemment selon les besoins
• Utiliser les forces au niveau visuel lors de l'enseignement
• Combiner des indices visuels et tactiles avec l'input auditif
• Utiliser les intérêts de l'enfant
• Ordinateurs
• Tutorat par les pairs
• Intégration ou intégration "renversée" (élèves du régulier intégrés dans classe spéciale pour certaines activités)

La trisomie 21

Définition :

La trisomie 21 est une anomalie génétique causée par la présence d’un chromosome en trop. Outre un retard intellectuel, elle occasionne des retards dans le développement de la motricité et du langage. Les personnes atteintes de trisomie 21 ont habituellement un faible tonus musculaire et des traits physiques communs (taille inférieure à la moyenne due à un ralentissement de la croissance, visage plutôt rond, traits faciaux particuliers et yeux légèrement bridés).


Caractéristiques de ces personnes sur le plan de l’apprentissage :
  • Lenteur pour réaliser les apprentissages
  • Lenteur pour réagir aux consignes
  • Lenteur pour l’exécution d’une tâche (intellectuelle ou motrice)
  • Faible temps de concentration
  • Difficulté à mémoriser
  • Difficulté à raisonner et à comprendre des concepts abstraits
Pour en savoir plus :

Pistes d'intervention : trisomie 21

  • Adapter les situations d’apprentissage (simplifier les consignes, raccourcir la tâche, la décomposer en plusieurs étapes, laisser plus de temps, etc.)
  • Faire des démonstrations et du modelage (car l’enfant trisomique apprend beaucoup par imitation)
  • Limiter les stimuli lorsque l’enfant doit être attentif
  • Formuler des directives simples et précises
  • Offrir de la stabilité à l’élève (routines, constance dans les consignes, horaire, etc.) et lui donner du temps pour s’adapter aux changements
  • Utiliser des supports visuels pour faciliter la compréhension
  • Utiliser des pictogrammes pour les consignes
  • Travailler sur le développement d’habiletés sociales et sur le sentiment d’appartenance au groupe
  • Favoriser l’estime personnelle et la confiance en soi
Pour en savoir plus :

 Tableau proposant des solutions pour les difficultés pouvant découler de la trisomie 21


Livres pour sensibiliser les élèves :

Fidélie et Annabelle par Brigitte Marleau
Lili par Agnès Lacor (Paris : Thierry Magnier 2001, 32p.)
Qui est Laurette ? par Florence Cadier (Paris : Nathan 1999 29p.)
Un petit frère pas comme les autres par Marie-Hélène Delval (Paris : Bayard, 2003 29p.)

La déficience intellectuelle légère

Définition :

Tout comme la trisomie 21, la déficience intellectuelle légère est un arrêt ou un retard dans le développement cognitif d’une personne, mais à un degré moindre. Contrairement à la trisomie 21, la déficience intellectuelle légère n’est pas toujours présente dès la naissance; elle peut être causée par un accident, par exemple. La personne atteinte d’une telle déficience a un quotient intellectuel légèrement inférieur à la moyenne et, selon les critères du diagnostique, a des «limitations dans au moins deux domaines du fonctionnement adaptatif : communication, soins personnels, compétences domestiques, habilités sociales, utilisation des ressources communautaires, autonomie, santé et sécurité, aptitudes scolaires fonctionnelles, loisirs et travail».

Référence :


Caractéristiques de ces personnes sur le plan de l’apprentissage :
Les caractéristiques de ces élèves au plan de l’apprentissage sont sensiblement les mêmes que celles des élèves atteints de la trisomie 21, mais sont moins prononcées.